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Premier League 2025-2026 : le bilan complet et la note de chaque club

Arsenal champion, Manchester United relancé, Liverpool en recul, West Ham relégué : retour détaillé sur la saison 2025-2026 de Premier League avec l’évaluation des 20 clubs.

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Visuel principal du bilan de la saison 2025-2026 de Premier League

La saison 2025-2026 de Premier League a produit une hiérarchie instable et souvent difficile à lire. Arsenal a fini par reprendre le titre grâce à sa profondeur et à sa constance, tandis que plusieurs équipes inattendues ont accroché l’Europe. En bas de tableau, West Ham et Wolves ont symbolisé les limites de projets mal construits.

Le championnat a aussi été marqué par des transitions fortes. Manchester City a accompagné la fin de l’ère Guardiola avec deux coupes mais sans le titre. Manchester United a changé de rythme après l’arrivée de Michael Carrick. Liverpool, malgré un recrutement ambitieux, a traversé une saison bien en dessous de ses standards.

Voici le bilan réécrit de chacun des 20 clubs, avec le contexte, les dynamiques de forme et les conséquences sportives.

Arsenal — A

Arsenal a mis fin à vingt-deux années d’attente en remportant le championnat. L’équipe de Mikel Arteta ne s’est pas appuyée sur une seule vedette, mais sur un collectif profond, discipliné et capable de tenir le rythme jusqu’au bout.

La défaite à l’Etihad en avril avait relancé les doutes autour de leur solidité mentale. La réponse a été nette. Les Gunners ont repris la main et ont validé le titre avant la dernière journée, malgré la frustration de la finale de Ligue des champions perdue contre le PSG.

Raya a sécurisé de nombreux matches, Saliba et Gabriel ont donné de la stabilité à la défense, et Declan Rice a incarné l’équilibre de l’équipe. Arsenal a gagné davantage par maîtrise et continuité que par éclat individuel.

Aston Villa — A

Le début de saison de Villa a été laborieux, avec peu de points et une équipe encore marquée par l’échec de la précédente course à la Ligue des champions. Mais la réaction a été remarquable.

Le groupe d’Unai Emery a traversé ses moments de tension sans se désunir. La quatrième place en championnat a confirmé la remontée, et le sacre en Ligue Europa a donné une dimension supérieure à la saison.

Watkins et Rogers ont pesé dans les matches importants. Surtout, Villa a montré qu’il savait corriger sa trajectoire en cours de route, ce qui reste l’un des signes les plus fiables d’une équipe compétitive.

Bournemouth — A

Bournemouth a surperformé malgré plusieurs pertes importantes dans l’effectif. Le travail d’Andoni Iraola a permis au club de rester cohérent, agressif et ambitieux dans le jeu.

La longue série sans défaite en championnat a replacé l’équipe dans la lutte pour la Ligue des champions jusqu’au bout. Le départ annoncé d’Iraola aurait pu déstabiliser le vestiaire, mais l’inverse s’est produit.

Truffert a offert de l’impact côté gauche et Kroupi a terminé la saison avec une efficacité rare. La qualification en Ligue Europa récompense une campagne au-dessus des attentes initiales.

Brentford — B

Brentford a longtemps défié les projections pessimistes. Pour une première saison sans Thomas Frank, la transition a été globalement bien négociée.

L’équipe a trouvé une base compétitive, notamment grâce au travail sur phases arrêtées et à l’efficacité d’Igor Thiago. Le problème est venu de la dernière ligne droite, avec trop de nuls et une capacité réduite à convertir les temps forts.

Le club manque l’Europe de peu, mais la saison reste solide. Brentford a confirmé qu’il disposait d’une structure assez stable pour rester crédible malgré le changement de cycle.

Brighton — B

Brighton a encore vécu une saison faite de variations fortes. Le projet n’a pas été abandonné dans les semaines difficiles, et cette patience a fini par payer.

Après une période très creuse, l’équipe de Fabian Hurzeler a retrouvé de la densité et des résultats. L’expérience de Milner et la régularité de Welbeck ont aidé à stabiliser un groupe parfois trop nerveux.

La qualification pour la Conference League valide le redressement. Sans être brillante de bout en bout, la saison de Brighton reste cohérente au regard des turbulences traversées.

Burnley — F

Burnley sort d’une saison très décevante, d’autant plus marquante après l’élan de la montée. L’équipe n’a jamais semblé adaptée au niveau de la Premier League.

Le contenu des matches a souvent été pauvre, l’attaque limitée et la confiance très basse. Le départ de Scott Parker en fin de saison a acté l’échec du plan initial.

Le chantier est désormais double : restaurer l’énergie du groupe et redonner une identité de jeu plus ambitieuse.

Scott Parker pendant la mauvaise saison de Burnley en Premier League

Chelsea — C

Chelsea a encore donné l’image d’un club instable. La deuxième partie de saison a détruit une bonne partie du travail précédent, avec un changement d’entraîneur mal absorbé et une équipe vite sortie de la course à la Ligue des champions.

Les performances individuelles ont souvent été irrégulières. Joao Pedro a offert quelques garanties, mais l’ensemble est resté désordonné. Les difficultés sportives se sont ajoutées à un contexte financier tendu.

L’arrivée d’un nouvel entraîneur peut ouvrir une autre phase, mais le principal enjeu sera de rétablir une structure collective claire et une discipline plus constante.

Crystal Palace — B

La saison de Palace a été agitée, entre départs importants, tensions internes et baisse de niveau en championnat. Pourtant, le club termine avec un trophée européen historique.

La Conference League a changé la lecture de l’exercice. Dans un calendrier lourd, Oliver Glasner a su maintenir un minimum de contrôle et emmener son équipe jusqu’au titre.

Le contexte domestique reste imparfait, mais cette victoire continentale donne une valeur réelle à la saison et laisse une trace durable dans l’histoire du club.

Everton — C

Everton a progressé par rapport à la saison précédente, notamment dans sa tenue d’ensemble sous David Moyes. Le changement de stade et quelques séquences positives ont alimenté l’idée d’un exercice plus stable.

Mais les limites offensives sont restées très visibles. L’équipe a manqué de créativité et n’a jamais totalement transformé ses périodes favorables en réelle candidature européenne.

La fin de saison, plus faible, rappelle qu’un simple mieux ne suffit pas encore pour faire changer Everton de catégorie.

Fulham — B

Fulham a rarement été spectaculaire, mais a su rester compétitif. La production offensive est restée modeste, ce qui a réduit ses marges sur l’ensemble de la saison.

Malgré cela, certaines séquences entre novembre et février ont montré une équipe disciplinée, capable de prendre des points contre des adversaires mieux armés.

Le principal axe de progression reste évident : créer davantage de danger régulier dans le dernier tiers.

Leeds United — A

Leeds a réussi son retour parmi l’élite grâce à une adaptation tactique décisive. Le passage en 3-5-2 opéré par Daniel Farke a changé le visage de l’équipe.

À partir de ce moment, Leeds a gagné en stabilité, a mieux contrôlé ses matches et s’est montré beaucoup plus menaçant. Les résultats à l’extérieur et quelques performances fortes contre de gros adversaires ont confirmé le progrès.

Le maintien n’a jamais été l’unique horizon. En finissant plus près de l’Europe que de la zone rouge, Leeds a signé une vraie réussite.

Liverpool — D

Liverpool avait pourtant démarré fort, mais la saison s’est progressivement dégradée. Les difficultés humaines, les blessures et les tensions autour de Salah ont pesé sur l’équilibre du groupe.

Le débat principal a concerné le jeu. Beaucoup ont jugé l’approche d’Arne Slot trop éloignée de l’identité récente du club, sans bénéfice clair en termes de résultats ou de progression.

La qualification en Ligue des champions limite les dégâts, mais ne masque pas un exercice décevant pour une équipe censée lutter plus haut.

Manchester City — B

Manchester City n’a pas dominé comme lors de ses meilleures saisons. L’effectif a gardé des ressources considérables, mais a laissé échapper trop de points dans les moments clés.

Les blessures, la baisse de forme de certains cadres et quelques erreurs de concentration ont coûté le titre. Haaland, lui, a maintenu un rendement de très haut niveau.

Les succès en coupes donnent une sortie honorable à Guardiola, mais l’ensemble reste légèrement en dessous des standards du club.

Manchester United — A

La trajectoire de Manchester United a changé avec Michael Carrick. Avant son arrivée, l’équipe paraissait instable et promise à une saison moyenne. Après, elle a retrouvé une structure lisible et une dynamique forte.

Le passage à un 4-2-3-1 plus équilibré a amélioré la circulation du ballon et la protection sans ballon. Les résultats ont suivi rapidement, jusqu’au retour en Ligue des champions.

Bruno Fernandes a porté le projet sur le terrain, et plusieurs recrues ont bien répondu. Le contexte extra-sportif reste agité, mais le bilan sportif est nettement positif.

Newcastle United — D

Newcastle a traversé une saison lourde, marquée par des déséquilibres persistants. Les difficultés offensives du début n’expliquent pas tout : la chute a surtout révélé un manque de contrôle collectif.

L’équipe a trop concédé, notamment contre des adversaires capables de presser et d’attaquer rapidement les espaces. La campagne européenne a offert quelques repères, mais elle n’a pas compensé les failles du championnat.

Conserver les cadres les plus fiables et retrouver une base défensive plus stable seront les deux priorités du prochain exercice.

Nottingham Forest — C

Forest a encore vécu une saison instable sur le banc, ce qui a compliqué la continuité du projet. Malgré cela, l’équipe a fini par retrouver une forme suffisante pour atteindre l’Europe.

La seconde partie de saison a montré davantage de maîtrise, avec plusieurs individualités au niveau attendu. Le potentiel de l’effectif est réel, mais il reste exposé à l’instabilité de la direction.

Le retour sur la scène européenne reste une bonne nouvelle, même s’il n’efface pas le sentiment d’une saison mal gérée.

Sunderland — A

Sunderland a été l’une des grandes satisfactions du championnat. Attendu en difficulté, le promu a rapidement montré qu’il pouvait exister dans plusieurs registres.

L’organisation de Regis Le Bris, l’impact de Xhaka et la qualité de certains résultats de référence ont donné de la crédibilité à l’équipe tout au long de la saison.

La qualification européenne obtenue lors de la dernière journée récompense un projet clair, cohérent et compétitif bien plus tôt que prévu.

Tottenham — E

Tottenham a passé une grande partie de la saison à jouer avec la limite. Le club a évité la relégation, mais sans jamais offrir une impression de contrôle durable.

Les choix sur le banc ont ajouté de la confusion à une saison déjà fragile. L’équipe a parfois enchaîné quelques résultats utiles, mais sans corriger ses problèmes de fond.

Le maintien soulage, sans constituer autre chose qu’un minimum. Pour repartir, Tottenham devra surtout rétablir une hiérarchie technique plus claire.

West Ham United — F

West Ham a longtemps donné l’impression que la relégation était la conséquence logique de plusieurs années d’erreurs. Les changements d’entraîneur n’ont pas arrêté la chute.

Le club a manqué de structure, de continuité et de sérénité dans les moments décisifs. Même lorsque des opportunités de revenir existaient, l’équipe n’a pas su les exploiter.

La descente en Championship ouvre une phase délicate, d’autant que la situation financière inquiète aussi.

Nuno Espirito Santo sur le banc de West Ham lors d'une saison marquée par la relégation

Wolves — F

Wolves a conclu la saison à la dernière place, avec des résultats et des contenus très faibles. Le changement d’entraîneur n’a pas modifié la tendance.

Les départs de joueurs importants ont affaibli l’équipe, mais cela n’explique pas entièrement l’ampleur de la chute. Le manque de cohésion, la fragilité défensive et la pauvreté collective ont été constants.

Finir dernier avec plusieurs records négatifs résume une campagne ratée de bout en bout. La reconstruction sera profonde.

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