Le déplacement à Brentford devait offrir un premier aperçu du Tottenham version Roberto De Zerbi. Il a surtout mis en lumière une équipe sans automatismes, vite débordée et trop fragile dans les deux surfaces.
Le score aurait pu être plus lourd encore. Brentford a pris l'avantage dès la 12e minute par Keane Lewis-Potter, puis une erreur de Richarlison a accéléré la chute. Au-delà des buts encaissés, c'est l'organisation générale de Tottenham qui a interrogé.
Un collectif encore très loin d'être prêt
Tottenham avait profondément remanié son onze, avec sept changements par rapport à son dernier match officiel. Plusieurs joueurs découvraient encore leurs partenaires dans ce cadre compétitif, tandis qu'Archie Gray était utilisé au poste de latéral droit.
Le résultat a été immédiat : une équipe hésitante, mal coordonnée, souvent en retard dans les duels et incapable d'enchaîner les sorties de balle propres. Par séquences, le bloc ressemblait davantage à une addition d'individualités qu'à une formation structurée.
Mikey Moore a illustré cette difficulté. Longtemps peu visible, le jeune attaquant a ensuite eu trois situations face au but, sans réussir à les convertir. Il a montré de l'activité, mais aussi un manque de tranchant dans la zone décisive.
Dans ce contexte, la responsabilité du staff est engagée. Le choix de confier le brassard à Gray, seulement 20 ans, et d'associer deux jeunes joueurs sur le même côté a exposé une équipe déjà instable. Tottenham n'a jamais donné le sentiment de contrôler le match.

Des erreurs défensives et peu de garanties
La ligne défensive a souffert tout au long de la rencontre. Le troisième but de Brentford, signé Michael Kayode au retour des vestiaires, a encore illustré les mauvais placements et les retards de couverture. Quelques minutes plus tard, seul un penalty manqué d'Igor Thiago a évité un quatrième but.
Individuellement, certains joueurs ont traversé un après-midi difficile. Jan Paul van Hecke a peiné dans le jeu aérien, tandis que Sandro Tonali, très attendu, a été dominé dans l'entrejeu. Son influence sur le rythme et la maîtrise du ballon est restée trop limitée.

Tottenham a bien montré quelques signes positifs. Mathys Tel a apporté de la qualité technique dans ses prises de balle, et Lucas Bergvall a maintenu une vraie intensité au milieu. Mais ces éléments sont restés isolés. Ils n'ont pas suffi à donner une structure au match des Spurs.
Beaucoup de travail avant la suite
En fin de rencontre, l'impression dominante était celle d'une équipe encore en chantier. Le groupe manque de liens, de repères défensifs et de clarté dans l'animation. Pour un entraîneur dont le football repose sur les circuits de passes, les distances justes et les relations entre lignes, le constat est sévère.
Le possible renfort offensif de Savinho pourrait offrir une solution supplémentaire, mais il ne réglera pas, à lui seul, les problèmes collectifs observés à Brentford. Tottenham a surtout besoin de temps, de hiérarchie claire et d'un cadre tactique mieux assimilé.

Cette défaite n'est qu'un premier match, mais elle pose déjà une question simple : De Zerbi peut-il rapidement transformer un groupe dispersé en équipe cohérente ? À ce stade, c'est l'enjeu principal des prochaines semaines.
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