Les États-Unis ont raté leur entame et l’ont payé cash. À Washington, l’Espagne a plié le match très tôt avec deux buts dans le premier quart d’heure, avant de contrôler le rythme pour s’imposer 2-0.
Le vrai basculement est venu des premières minutes. Menée presque immédiatement, la sélection américaine n’a jamais vraiment repris la main face à une équipe espagnole plus propre dans la circulation, plus rapide dans les enchaînements et plus tranchante dans les zones décisives.
Une entame qui change tout
La rencontre s’est jouée en grande partie avant la pause. Les Américaines ont concédé trop d’espace, surtout côté gauche, et l’Espagne l’a exploité sans hésiter. Patri Guijarro, totalement libre sur l’ouverture du score, a puni cette désorganisation dès la 3e minute avec une frappe de très haut niveau.
Ce départ raté a mis les États-Unis sous pression immédiatement. Derrière, l’Espagne a pu dérouler son plan de jeu, imposer sa qualité technique et forcer l’adversaire à courir après le ballon.
Le trio offensif espagnol a fait la différence
Salma Paralluelo, Edna Imade et Alexia Putellas ont constamment créé des décalages. Leur jeu en une touche, leurs déplacements entre les lignes et leur efficacité ont mis en difficulté le bloc américain pendant une grande partie de la soirée.
Les États-Unis n’ont pas réussi à franchir proprement le premier rideau du pressing espagnol. Trop de séquences ont été jouées dans la précipitation, exactement dans le registre voulu par la Roja.
Une réaction trop tardive des Américaines
La deuxième période a montré une équipe américaine un peu plus entreprenante, avec davantage d’intentions dans le camp adverse. Mais l’écart s’était déjà créé. Le contenu a été moins fragile après la pause, sans que cela ne suffise à renverser la dynamique ni à réduire le score.
Au final, cette affiche entre deux grandes nations a surtout confirmé le niveau actuel de l’Espagne. Championne du monde et numéro 1 mondiale, elle a dicté le tempo, gagné les duels clés et puni chaque faille américaine.
Ce qu’il faut retenir
- L’Espagne a marqué deux fois dans les 15 premières minutes.
- Le côté gauche américain a souffert défensivement.
- Patri Guijarro a ouvert le score dès la 3e minute.
- Le pressing espagnol a empêché les États-Unis de construire proprement.
- La réaction américaine en seconde période a été trop limitée pour relancer le match.
Crédits des illustrations: Jamie LeBlanc-Imagn Images
